bonjour à toutes et tous, agée de 57 ans, je suis une formation reconversion pro pour le titre de CIP depuis septembre 25 jusqu'à avril 26. Depuis le début de ma formation, je ne m'y trouve pas à ma place. Aider ou accompagner, oui, mais pas de cette façon et pas en tous cas avec tous ces formulaires et ces comptes à rendre.. les stages que je peux faire (par rapport à la formation) me confortent dans le fait que je dois faire autre chose ou différemment. Le problème, à mon avis, est que pour faire du social, il ne faut pas pleurer ou absorber tous les soucis des bénéficiaires.. et je suis très loin d'avoir le recul nécessaire pour un accompagnement efficace. Je pleure beaucoup et trouve cette hyperémotivité "handicapante" plus qu'autre chose.
Certains ou certaines d'entres vous se sont déjà trouvé dans cette situation ? Comment cela se passe t il ? J'ai pourtant énormément d'empathie, de bienveillance et ai envie de me sentir utile dans ce secteur.. Existe t il un métier qui me serait plus adapté ? Je suis complètement paumée par rapport à tout cela et avec une envie de tout planter.. Que me conseillez vous ? Mille mercis pour vos retours, j'en ai vraiment besoin..
Flo
METIER DE CIP ET HYPEREMOTIVITE
Bonjour Florence,
Je voulais vous répondre déjà pour vous dire que vous n'êtes pas seule à vivre ça.
Je me retrouve un peu dans vos mots.
Accompagner oui, mais pas comme ça.
Je n'ai malheureusement pas de réponse toute faite à vous offrir mais votre questionnement est légitime à mes yeux.
Attention toutefois à ne pas "absorber" comme vous le dites, car ce n'est ni le rôle du CIP ou d'un autre professionnel, ni un rôle d'être humain en général d'ailleurs :)
Et c'est là que tout se joue pour les personnes se sentant hypersensibles et/ou hyperémotive.
On peut rester quelqu'un d'empathique et bienveillant sans pour autant devenir une éponge à émotions. Je vous le dit comme ça, mais c'est aussi un travail que je fais au quotidien car je ne suis pas encore pro dans le domaine.
En tout cas, ce que je me suis toujours dit c'est que, ce n'est pas en pleurant avec la personne que je l'aiderai le plus. Alors je pleure...après, quand ça doit vraiment sortir.
Maintenant que la formation se termine pour moi, et pendant toute sa durée, je ne me suis pas non plus sentie à ma place.
Ce qui m'éclaire pour la suite, c'est cette phrase : "Oui, mais pas comme ça".
J'espère aussi que mon prochain pas s'éclairera bientôt mais pour ça, il faut aussi se faire confiance. Comme on le conseille à nos bénéficiaires....
Je vous encourage à ne pas rester seule avec ce poids et d'en parler à quelqu'un de confiance autour de vous.
En attendant, je vous souhaite une bonne formation.
Sophie.
merci beaucoup Sophie.. bonne continuation à vous